Un produit à base de ginseng sur quatre est adultéré selon une revue internationale.


19 janvier 2026

Une revue systématique publiée en début d’année dans Natural Products Communications alerte sur la persistance des fraudes dans les produits à base de ginseng. Conduite par le Botanical Adulterants Prevention Program (BAPP), l’analyse de 48 études internationales (2000–2023) révèle que 24,7 % des 853 échantillons testés ne contiennent pas le Panax annoncé ou sont adultérés. Les substitutions fréquentes par d’autres plantes (éleuthérocoque, ashwagandha) induisent une tromperie étiquetage et une efficacité incertaine. Plus préoccupant encore, certains produits contiennent des substances pharmaceutiques non déclarées, comme le sildénafil ou l’éphédrine, détectées dans des formules dites “sexualité” ou “énergie”. La filière du ginseng, en particulier les compléments alimentaires, reste vulnérable malgré les progrès analytiques (tests ADN, marqueurs chimiques). Le rapport recommande de renforcer les contrôles qualité et de sensibiliser les acteurs pour garantir l’authenticité et la sécurité des produits.